vendredi 27 janvier 2017

[NOUVEL APPEL A LA MOBILISATION INTERNATIONALE DU FRONT ANTI -CFA LE SAMEDI 11 FEVRIER 2017

[NOUVEL  APPEL A LA MOBILISATION INTERNATIONALE DU FRONT ANTI -CFA LE SAMEDI 11 FEVRIER 2017]

Kemi Seba:"Le néo-colonialisme français a toussé , en observant notre mobilisation le 7 Janvier. Il aura un AVC en voyant que l'on monte en pression et en mobilisation internationale le 11 FEVRIER. La première étape était du domaine de l'exposé des méfaits du FRANC CFA auprès de la masse. La mobilisation internationale du 11 Février verra les différentes réunions (comités populaires panafricanistes) recevoir cette fois ci une feuille de route (rédigée par le conseil des sages mené par le professeur Nicolas Agbohou) pour comprendre  les solutions scientifiques nécessaires à la sortie du FRANC CFA. Par ailleurs, le RECENSEMENT PRÉVENTIF des produits français sera exposé lors de ces CPP (comités populaires panafricanistes) . Et mieux encore, les produits alternatifs africains , ou issus de pays du Sud seront présentés lors de ces  mobilisations afin de contribuer à la conscientisation de masse sur nos habitudes nocives et finalement coloniales de consommation.
Enfin, le thème des bases militaires françaises et étrangères présentes en Afrique, (contre le gré de la population) sera exposé , et les propositions de réactions de la société civile discutées à l'occasion de ces multiples rassemblements. Le Front Anti CFA (Anti-colonies françaises d'Afrique), structuré et régulé par l'ONG Urgences Panafricanistes  l'a déclaré le 7 Janvier 2017. Ce que les prétendues élites africaines n'ont pas fait pour le peuple, le peuple le fera lui même.
Pour toutes les structures et les pays voulant se joindre dès maintenant à l'appel international, vous pouvez nous contacter par mail à l'adresse suivante : urpanaf@gmail.com ou au numero 0033 651322695 (valable pour whatsapp).
L'Afrique libre, ou la mort, nous vaincrons.
#frontanticfa
#ilsfinirontparcomprendre

mercredi 18 janvier 2017

L'explosion d'un véhicule piégé a fait au moins 50 morts et 50 blessés, mercredi 18 janvier, près d'un camp militaire de l'ONU à Gao, dans le nord-est du Mali


Un kamikaze a tué des dizaines d’anciens rebelles et membres de groupes armés progouvernementaux à Gao, dans le nord du Mali, en faisant exploser une voiture, mercredi 18 janvier, dans leur site de regroupement. Ce camp a été mis en place récemment en application de l’accord de paix signé en juin 2015 entre Bamako et les groupes rebelle.

Un décompte provisoire de l’armée malienne fait état de 37 morts. Bruno Le Roux, ministre français de l’intérieur, a qualifié l’explosion d’« attentat majeur avec une symbolique forte ». Le président François Hollande était à Gao le 13 janvier pour visiter la base de la force « Barkhane », qui a pris le relais en 2014 de l’opération « Serval ».
Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Ces groupes ont été en grande partie chassés de la région à la suite de l’intervention militaire internationale.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, et connaissent régulièrement des attaques meurtrières, malgré la signature de l’accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, et dont l’application tarde à venir

lundi 16 janvier 2017

Côté d'Ivoire : l'après mutinerie fonctionnaire agent de l'État et élèves en grève

Les fonctionnaires et agents de l’Etat regroupés au sein de la Plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public, ont entamé, lundi, un arrêt de travail de ‘’5 jours renouvelables’’, sur toute l’étendue du territoire national, a constaté APA sur place.

Le mouvement qui est largement suivi dans les secteurs de l’éducation et de la santé, vise, le ‘’retrait de la réforme des retraites’’ dans le pays qui a fait chuter ‘’les pensions de 30 à 50%’’, le paiement ‘’effectif et intégral du stock des arriérés dus aux effets financiers des mesures de revalorisation salariale depuis 2009’’ ainsi que ‘’l’intégration des agents journaliers du secteur public à la Fonction publique et l’arrêt des violations des libertés syndicales en Côte d’Ivoire’’.

Des revendications qui avaient amené les fonctionnaires ivoiriens à débrayer, une première foi du 8 au 10 novembre 2016 et un second arrêt de travail de 5 jours (9 au 13 janvier 2017) avait paralysé l’administration ivoirienne.

Après donc ces grèves ‘’d’avertissement’’, selon le président de la Plateforme nationale, Théodore Gnagna Zadi, les fonctionnaires et agents de l’Etat remettent le couvert, depuis lundi matin. A Abidjan, dans la majorité des établissements scolaires publics, les enseignés attendent, désespérément, les enseignants.

Bouaké, la deuxième ville du pays n’est pas en marge de ce mouvement. Dans la capitale de la Région du Gbèkè, les élèves ont manifesté, ce lundi matin, pour ‘’réclamer les enseignants’’. ‘’Nous voulons aller aux cours, enseignants revenez, on veut aller à l’école…’’, ont-ils scandé en se dirigeant vers le centre-ville.

Dans le secteur de la santé, des ‘’patientes se sont vues refoulées au Centre hospitalier universitaire de Bouaké’’ où médecins et infirmiers ont déposé blouse et bistouris, observant ainsi le mot d’ordre de la Plateforme à l’instar de leurs collègues d’Abidjan et des autres villes du pays.

Des manifestations similaires sont signalées dans plsuieurs communes d’Abidjan (Cocody, Koumassi, Marcory, Adjamé, Yopougon...) et à l’intérieur du pays (Toumodi, Ferkéssédougou, Yamoussoukro...)
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jeudi 12 janvier 2017

La colonisation de l’Afrique : une histoire douloureuse et de profondes mutations. Le système éducatif africain a subi les conséquences de ces grands bouleversements historiques qui ont modifié la trajectoire du continent.

  1. La colonisation de l’Afrique : une histoire douloureuse et de profondes mutations. Le système éducatif africain a subi les conséquences  de ces grands bouleversements historiques qui ont modifié la trajectoire du continent. Cet article se propose de revenir sur plus d’un siècle de colonisation, pour comprendre son impact  sur le système éducatif actuel en Afrique.


imagesBien avant les premières conquêtes et  la période coloniale, l’éducation traditionnelle était l’institution en charge de l’enseignement. Il s’agit d’une forme d’éducation collective, où l’apprentissage se fait par voie orale et par l’observation. L’enfant apprend par l’expérience de ses pairs. C’est en s’imprégnant du milieu dans lequel il vit qu’il devient un être accompli. Cette vision initiale de l’enseignement a été modifiée par la colonisation. Les deux principales puissances colonisatrices, dont la France et la Grande Bretagne, se sont attelées à imposer leurs visions de l’éducation. Quel héritage ont-elles transmis à l’Afrique ?
Des choix territoriaux distincts.
L’Education est le résultat d’une offre et d’une  demande qui varient selon les territoires.  Or, dès le début, les choix territoriaux faits par la France et la Grande Bretagne n’étaient pas équivalents de ce point de vue. La Grande Bretagne a adopté une stratégie commerciale, en s’intéressant à des pays africains économiquement stables et forts. La France, elle, cherchait à satisfaire son désir de conquête militaire, s’accaparant des terres plus pauvres. Les colonies anglaises, plus influentes que les françaises, étaient donc, au départ, beaucoup plus réceptives vis-à-vis de l’enseignement.  La demande de ces populations était forte car la formation d’une main d’œuvre opérationnelle relevait de la nécessité.
Après distribution des terres africaines, les puissances colonisatrices ont développé des politiques éducatives divergentes. Divergences qui s’expriment majoritairement à travers les positions prises vis-à-vis de l’Etat et de l’Eglise.
Gouvernance indirecte ou Assimilation ?
Le système anglais de la gouvernance indirecte « indirect rule » préconisait un système éducatif décentralisé et flexible. L’administration coloniale ne modifie pas les structures traditionnelles. Au contraire, elle s’appuie sur les écoles de missionnaires, déjà bien implantées,  pour diffuser les bases de l’enseignement aux populations. Cela lui a permis de réduire les coûts liés au fonctionnement du système. Après la première guerre mondiale, une reprise partielle du contrôle par l’Etat va être opérée. Celui-ci supervise les établissements scolaires à travers un système de subventions chargé de récompenser les écoles les plus conformes aux normes étatiques. 
Au niveau du contenu éducatif, les colonisateurs autorisent l’utilisation de la langue locale et  cherchent à dispenser un niveau d’enseignement basique. Les programmes scolaires ainsi que les examens sont calqués sur ceux dispensés dans la métropole. 
Du côté français, la politique soutenue était celle de l’assimilation. Les colonisés africains devaient devenir des citoyens français. L’école inculque les valeurs françaises sous le contrôle de l’Etat. Les écoles missionnaires, sans le soutien de l’Etat français,  disparaissent en grand nombre.  Contrairement à la politique anglaise, les chefs locaux sont désinvestis de leurs fonctions,  pour être remplacés par une nouvelle élite formée sur les bancs de l’école française. Un système très élitiste et sélectif est mis en place où la récompense de l’éducation est l’accès à des postes dans l’administration. Les cours sont dispensés intégralement en français et suivent un curriculum imposé par l’Etat. C’est un système éducatif peu accessible aux masses qui se développe.
L’Education par le biais des missionnaires. 
La Grande Bretagne a choisi de faire des écoles missionnaires sa force. L’Etat a préféré s’occuper de maintenir l’ordre et de laisser aux missions déjà en place le rôle éducatif.
La France a adopté une position différente. Depuis la loi de 1905, L’Eglise et l’Etat sont séparés et le principe séculier s’applique au domaine éducatif. Le système qui se met en place dans les colonies d’Afrique est donc dual. Les écoles gérées par l’Etat cohabitent avec des écoles missionnaires précoloniales encadrées par l’Etat. Celles qui ne coopèrent pas disparaissent, ainsi plus de deux tiers de ces écoles ferment (*).  Cette position française vis-à-vis des écoles missionnaires, s’explique aussi par le fait que la France, compte parmi ses colonies, beaucoup de pays musulmans. L’Etat a préféré interdire les missions dans ces pays par crainte de nourrir l’hostilité envers le colonisateur. 
Les conséquences des politiques coloniales.
Le système éducatif colonial s’est poursuivi, après la décolonisation. C’est pourquoi, il est juste d’affirmer qu’il existe une relation entre les résultats des politiques éducatives actuelles et leurs fondements coloniaux.
Chaque colonisateur, qu’il soit anglais ou français a eu un impact  sur ses anciennes colonies. En guise d’exemple, le cas du Sénégal et de l’Ouganda :
Au Sénégal, ancienne colonie française, l’élitisme est resté très ancré. L’accès à l’éducation pour les enfants des campagnes reste restreint. Si l’éducation a permis le développement des secteurs formels et informels, l’impact économique du capital humain est resté limité du fait de la sélectivité des cursus scolaires.
En Ouganda, ancienne colonie anglaise,  il existe une forte corrélation entre l’éducation coloniale et les niveaux de performances économiques actuelles. L’éducation de masse a permis d’améliorer la productivité agricole et a encouragé la hausse des salaires. D’après Appleton et Balihuta (**), l’acquisition des bases scolaires a permis aux fermiers d’implanter des procédés qui améliorent la productivité, tels que l’utilisation d’engrais et de pesticides. Ainsi, un fermier, qui a suivi pendant quatre ans un cursus scolaire,  développe  des résultats 7% supérieur à ceux qui l’auraient eu s’ils n’avaient pas été à l’école. 
Les résultats économiques des anciennes colonies françaises sont moins fulgurants notamment car elles restent en retard sur leurs consœurs anglaises, en matière d’éducation. Intéressons-nous à des pays comme le Ghana et le Togo. En effet, réunis au départ sous la colonisation germanique, ils ont été divisés entre l’Angleterre et la France après la Seconde Guerre Mondiale. Partis d’une base similaire au niveau éducatif, ils n’ont pas connu les mêmes évolutions.
Le Ghana, ancienne colonie anglaise avait un Taux Brut de Scolarisation, pour l’école primaire, équivalent à 70% en 2000  alors que celui du Togo, ancienne colonie française était de 55%. (*)
De plus, le graphique ci-dessous, compare pour le sud du Ghana et du Togo,  le taux d’achèvement du cycle primaire (à gauche) et le taux d’alphabétisation (à droite) en 1998.  Dans les deux cas, on constate un avantage pour le Ghana avec des courbes aux tendances beaucoup plus élevées que celles du Togo. 
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Figure 1: Différences de taux d’achèvement du cycle primaire et d'alphabétisation à la frontière entre le Ghana et le Togo du Sud en 1998 (*)
Cela s’explique par le fait que les anciennes colonies anglaises ont toujours eu un nombre d’établissements scolaires beaucoup plus important que les anciennes colonies françaises. Or il est moins coûteux d’investir dans un système déjà bien en place. De plus, les colonisateurs anglais ont toujours défendu un modèle flexible qui pouvait s’adapter aux populations locales. Pour ces raisons, la propagation de l’éducation est beaucoup plus rapide du côté anglais.
C’est à l’ombre du passé que l’on comprend le présent. A travers son passé coloniale, l’éducation africaine s’est construite. Malgré les divergences entre modèle anglophone et francophone, la relation positive qu’il existe entre performance économique et éducation coloniale ne peut être niée. Il ne faudrait pas pourtant s’arrêter à cette première assertion. Si la colonisation a été un enrichissement pour le système éducatif africain, on peut regretter qu’elle ait aussi tant détruit sur le plan culturel.