mardi 17 avril 2018

Analysons l’esclavage arabe infligé aux Africains !

AUJOURD’HUI IL Y A DE NOMBREUX AFRO-CARAÏBÉENS ET AFRO- AMÉRICAINS QUI SE CONVERTISSENT A L’ISLAM. SELON LES RECHERCHES, CES NOUVEAUX MUSULMANS SE SONT CONVERTIS AVANT TOUT PARCE QU’ILS PENSENT QUE L’ISLAM EST UNE RELIGION DE "FRATERNITÉ ET D’ÉGALITÉ". PAR BENDA.

Beaucoup d’entre eux croient que dans l’Islam il n’y a pas de problèmes raciaux et qu’elle n’était pas impliquée dans la traite des esclaves, aux côtés de plusieurs pays européens.

Contribution d’un internaute : Banda.

 

I. LES PRÉTENTIONS DE L’ISLAM

Aujourd’hui il y a de nombreux Afro-Caraïbes et Afro-Americains qui se convertissent à l’Islam. Selon les recherches, ces nouveaux Musulmans se sont convertis avant tout parce qu’ils pensaient que l’Islam était une religion de "fraternité et d’égalité". Beaucoup d’entre eux croient que dans l’Islam il n’y a pas de problèmes raciaux et qu’elle n’était pas impliquée dans la traite des esclaves, aux côtés de plusieurs pays européens.

’Abd-al-Aziz’ Abd-al-Zadir Kamal écrit dans "L’Islam et la question raciale" : "Dans l’Islam, l’humanité constitue une seule grande famille, créée (avec)... diversité de couleur de la peau... (pour cette raison)... en adorant Dieu, tous les hommes sont égaux, et un Arabe n’a pas la priorité sur un non Arabe... Tous les êtres humais sont... égaux... et les mariages sont conclus sans tenir compte de la couleur de la peau." Il affirme donc que dans l’Islam il y a l’harmonie raciale et que tous, indépendemment de leur couleur, ont "les mêmes droits sociaux... les obligations légales... l’opportunité de trouver du travail et... la protection de leur personne" (pag. 64). Mais est-ce vrai ?Ces prétentions sont-elles valables à la lumière de l’histoire ? Voyons par exemple la question de l’esclavage de l’Islam.

II. LES SOURCE ISLAMIQUES CONFIRMENT- ELLES CES PRÉTENTIONS ?

Malheureusement il y a beaucoup de personnes noires qui croient que l’attaque acharnée des Arabes à l’Occident s’accorde avec la cause africaine. C’est une grave erreur.

Les premiers écrivains Musulmans des traditions islamiques (qui-ont été rédigées assez tard, c’est-à-dire entre le 9ème et le 10ème siècle après J.C.) admettent que déjà aux temps de Mahomet il était devenu approprié de propager ses idées par des conquêtes militaires ; donc il n’est pas surprenant que selon la tradition il ait dit : "L’action la plus digne d’attention... et la meilleur source de gain est la guerre" (Mishkat II, pag. 340).

Quand les premiers leaders de la conquête arabe (c’est-à-dire Abu Bakr, Umar et d’autres) envahissaient les pays, l’histoire démontre que les habitants innocents pouvaient être dominés ou bien "accepter la mort par l’épée" (Dictionary of Islam, pag. 24).

Le Coran même commande aux Musulmans : "...tuez ces faiseurs de dieux, où que vous les trouviez ; et capturez-les, et assiégez-les, et tenez-vous tapis pour eux dans tout guet-apens..." (Sourate 9:5). En outre il recommande aux Musulmansd’avoir des esclaves, hommes et femmes (Sourate 4:24-25).

Selon la tradition islamique le général Abu Ubaidah, durant le siège de Jérusalem, donna le choix aux habitants "d’accepter l’Islam ou bien de se préparer a être tués par l’épée" (Rau Zatu, Volume II, pag. 241).

Les compilateurs Musulmans à la fin du 9ème siècle admettent franchement que Mahomet fut un chef militaire. Alors que les premières descriptions de la vie de Mahomet en disent peu sur son activité prophétique, il abonde de récits, concernant ses batailles. Al-Waqidi (mort en 820) estime que Mahomet fut impliqué personnellement dans 19 batailles sur 26 (Al Waquidi 1966:144). Ibn Athir dit que leur nombre a été de 35 (Ibn Athir, pag. 116), alors que Ibn Hisham (mort en 833) l’évalue à 27 (Ibn Hisham, pag. 78).

Semble-t-il, l’invitation de Mahomet à ses partisans fut celui-ci : "Faites la guerre avec moi pour envahir la Syrie, peut-être aurez-vous les filles de Al Asfar" (Al Waqidi 1966:144). Il faut savoir que Al Asfar était un homme d’affaires africain LIBRE ayant de très belles filles au point que "leur beauté était devenue proverbiale" (Al Waqidi 1966:144).

Par conséquent, les disciples de Mahomet ne restèrent pas pauvres pour longtemps. Ils devinrent riches avec les butins de la guerre, et accumulèrent beaucoup d’animaux et d’ESCLAVES, et en plus beaucoup d’or (Mishkat, Volume II, pag. 251-253, 405-406).

Il n’est pas surprenant que Ali Ibn Abu Talib se vantât en disant : "nos fleurs sont l’épée et le poignard. Les narcisses et les myrtes ne valent rien ; notre boisson est le sang de nos ennemis, notre calice est leur crane après les avoir combattus" (Tarikh-ul Khulafa, pag. 66-67).

Il n’est pas surprenant que le Coran résonne de cette pensée en disant : "Lors donc que (en combattant) vous rencontrez ceux qui mécroient, alors, frappez aux cols. Puis, quand vous les avez dominés..." (Sourate 47:4) et "Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu..., et ceux des gens du Livre (c’est à dire les Juifs et les Chrétiens)..." (Sourate 9:29).

III. L’HISTOIRE CONFIRME-T-ELLE CES PRÉTENTIONS ?

Le général musulman Amr Ibn Al’As envahit l’Egypte de 639 à 642 (Williams 1974:147-160). L’Egypte ne lui suffit pas et pour cela il tenta de coloniser la Makuria, un royaume Chrétien indépendant. Mais le roi Kalydossas découvri le complot en 643. Al’As tenta de nouveau de s’emparer de la Makuria en 651, mais il échoua et il fut contraint de signer un traité de paix (Williams 1974:142-145).

En 745 le général Omar, le nouveau gouverneur d’Egypte, intensifia la persécution des Chrétiens, mais le roi Cyriacus de la Makuria réussit à stopper cette nouvelle attaque (Williams 1974:142-145). En 831 le roi Zakaria, le nouveau monarque de la Makuria s’inquiéta à cause des chasseurs musulmans d’esclaves qui envahissaient son pays (l’actuel Soudan). Il envoya une délégation internationale au calife de Bagdad, de manière que ces violations du traité de paix fussent arrêtées, mais il ne reçut aucune aide (Williams 1974:142-145).

Le sultan Balbar d’Egypte continua à violer le traité de 651 (voire Sourate 9:1-4). Plus tard, en 1274, les Musulmans de l’Egypte subjuguée,commencèrent à coloniser et à détruire l’Alwa, la Makuria et la Nobatia, les 3 royaumes antiques chrétiens en Afrique. Les peuples de ces nations, autrefois indépendantes et rayonnantes, furent vendus comme esclaves.

Alors que l’Islam et la culture arabe se répandaient en Afrique, se diffusaient également l’esclavage et le génocide culturel. On commença à faire la guerre pour avoir des esclaves africains. Kumbi Kumbi, la capital du Ghana, fut détruite par les envahisseurs musulmans en 1076.

Le Mali avait une "mafia" musulmane qui "encourageait" les rois africains du Mali à embrasser l’Islam. Cette "mafia" contrôlait les importants caravaniers et les ports commerciaux de l’Afrique. Les Musulmans

réussirent à s’emparer des places les plus importantes du gouvernement et commencèrent à changer l’histoire antique du Mali de façon que les évènements préislamiques furent effacés. Pour des raisons de sécurité, le gouvernement du Ghana des Mossi, conscient du pouvoir des commerçants musulmans, institua un département gouvernemental pour contrôler l’espionnage musulman (Davidson,Wills et Williams).

La traite islamique des esclaves se déroulait également autour du Lac de Giad, dans les états musulmans de Bagirmi, Wadai et Darfur (O’Fahley et Trimmingham 1962:218-219). Au Congo les négriers Jallaba commerçaient avec les Kreish et avec les Azande, un peuple du nord (Barth et Roome). Également fréquentée était la route qui suivait la ligne de partage des eaux entre le Nil et le fleuve Congo, où les négriers arabes-musulmans (par exemple Tippu Tip du Zanzibar) arrivèrent des zones orientales de l’Afrique (Roome 1916, et Sanderson 1965).

Dans l’Afrique orientale, les promoteurs du commerce des esclaves étaient les peuples Yao, Fipa, Sangu et Bungu, tous Musulmans (Trimmingham 1969 et Gray 1961). Sur la rive du Lac Nyasa (appellé actuellement Lac du Malawi) fut institué en 1846 le sultanat musulman du Jumbe avec le but précis de favoriser le commerce des esclaves (Barth 1857 et Trimmingham 1969). En 1894 le gouvernement britanique évalua que le 30% de la population de Hausaland étaient constitués d’ex-esclaves. Il en était ainsi aussi dans l’Afrique occidentale française entre 1903 et 1905 (Mason 1973, Madall et Bennett, et Boutillier 1968).

IV. L’ISLAM AUJOURD’HUI

A. CES PRÉTENTIONS SONT-ELLES VALABLES ?

Les Africains modernes ont pratiqué trop longtemps l’amnésie sélective quant à l’esclavage islamique. Les Africains ont mis effectivement l’emphase sur l’impact destructif du colonialisme européen et du commerce transatlantique des esclaves, mais ils ont étrangement ignoré la traite arabe-musulmane des esclaves en Afrique, de durée plus longue et dont l’effet fut dévastant.

On n’entend pratiquement jamais parler des Africains qui étaient contraints d’immigrer à cause des incursions des négriers musulmans de l’ouest, de l’est et du nord d’Afrique après le 7ème siècle. Les esclaves africains, transportés par voie navale de Zanzibar, Lamu et d’autres ports est-africains, n’étaient pas conduits en Occident (ainsi que certains Musulmans veulent nous le faire croire),mais aboutissaient en Arabie, en Inde et dans d’autres états musulmans en Asie (Hunwick 1976, et Ofosu-Appiah 1973:57-63).

Des rapports non-officiels évaluent que plus de 20 millions d’Africains ont été vendus en tant qu’esclaves par les Musulmans entre 650 et 1905 (Wills 1985:7) !

Il est intéressant de remarquer que la majorié de ces 20 millions d’esclaves n’était pas constituée par des hommes, mais par des femmes et des enfants qui sont plus vulnérables (Wills 1976:7). Ceci est logique, vue que la position du sexe femminin dans le Coran a toujours été inférieure à celle du sexe masculin (Sourate 2:224 ; 4:11,34,176).

Les théologiens musulmans, comme le fameux Ahmad Baba (1556-1527), soutenaient que "...la raison de l’esclavage imposé aux Soudaniens est leur refus de croire... (c’est pourquoi) il est légal de s’emparer de quiconque est capturé en tant qu’infidèle... Mahomet, le prophète, réduisait en esclavage les personnes, parce qu’elles étaient Kuffar... (C’est alors) légalde posséder les Ethiopiens..." (Baba pag. 2-10).

Hamid Mohomad (alias "Tippu Tip"), qui est mort en 1905, était un des négriers les plus commerçants de Zanzibar. Chaque année il vendait plus de 30.000 Africains (Lewis pag. 174-193 et Ofosu-Appiah 1973:8). Il est important de se souvenir que la traite des esclaves à Zanzibar a continué jusqu’ en 1964 !

En effet, en Mauritanie la traite n’a pas été déclarée officiellement illégale avant 1981, alors qu’au Soudan on continue jusqu’à aujourd’hui, selon un rapport de l’ONU du 1994 (voire aussi Ofosu-Appiah 1973:57-63 ; "The Times" du 25 aout 1995 ; Darley 1935 ; MacMichael 1922 et Wills 1985). Ces exemples concernent un esclavage uniquement islamique.

B. FAUT-IL RECONNAITRE CES PRÉTENTIONS ?

On survole généralement les fait cités ci-dessus, on les ignore et on les oublie dans la littérature, pour le simple fait qu’il n’est pas "correct politiquement" d’en parler. Étant moi-même Africain, je dis honnêtement que nous devons révaluer le rôle de l’impérialisme européen du 19ème siècle reconnaissant qu’il a été, malgré la "mauvaise presse" dont il jouit, une des rares force qui a arrêté l’impérialisme arabes-musulman sur le continent africain. Les Musulmans arabes d’aujourd’hui discréditent l’impérialisme occidental du passé sans considérer ou discuter l’argument de leur propre histoire sordide du continent.

CONCLUSION

Ceci a été un bref résumé de l’esclavage islamique en Afrique. Les compilateurs du Coran et les écrivains islamiques postérieurs admettent que la guerre et la traite des esclaves furent les moyens les plus efficaces pour s’emparer des pays neufs et indépendants en Afrique.

Pourquoi les Musulmans ne protestent-ils pas contre l’esclavage imposé aux Africains dans le Soudan d’aujourd’hui et pourquoi ne l’arrêtent-ils pas ? Leur silence est très éloquent !

Alors que les esclaves dans les pays occidentaux ont été libérés, il y a des siècles, les Africains se demandent pour combien de temps encore l’esclavage durera encore sur le continent africain ? [1]

Par Banda.

Remarques : Voilà une analyse qui semble assez poussée sur l’esclavage arabe en terre africaine. Cependant, il convient de rappeler que les textes Bibliques contiennent eux aussi des passages guerriers, voire d’invitation à l’extermination de peuples non-croyants. Les termes employés sont d’ailleurs assez explicites et donnent une vision d’un Dieu plutôt partisant et assoiffé de conquête.

Voilà pourquoi nous tenons à rappeler que la mission d’un texte sacré est de montrer la voie par l’invitation à la réflexion, à la sagesse, à la prière et à la médidation.

Existe-t-il de l’intégrisme en milieux monothéïste, chrétien, juif ou arabe ? Evidemment, au sein de ces 3 peuples d’ascendance guerrière et nomade, la réponse est Oui !

Existe-t-il de l’intégrisme religieux en milieux sédentaires asiatiques (confucius, Boudha...) ou africain (Osiris, culte animiste), la réponse est Non !

L’un cherche a convaincre l’autre que sa religion est la meilleure (religions monothéïstes en général). L’autre essaie par une discipline personnelle, de suivre la voie de la vérité et de la sagesse dictée par ses ancêtres sans chercher a perturber la vie d’autrui.

Le fond du problème est donc ici. La voie de la sagesse, lorsqu’elle est écrite (livre sacré), doit se borner à inviter le futur initié à la suivre sans raconter des histoires (à dormir debout du style le passage de la mer morte.) La rédaction de l’histoire doit rester le fait des historiens pour éviter les exagérations.

En milieux nomades dans les livres religieux, on raconte sa vie, on invente des péripéties, des combats, des défaites, des victoires, des traitrises, on jalouse les biens d’autrui, on les vole même et resultat, on ne sait même plus distinguer les bonnes des mauvaises actions !!! Enlevez ces pages d’histoire (à dormir debout) de ces ouvrages et il ne vous reste que deux feuilles en main !

Voilà pourquoi en Egypte ancienne, les textes religieux invitent l’homme a agir pour Dieu, sans lui raconter des histoires. Il s’agit d’aider l’homme à trouver en lui même, les voies divines de la sagesse (Maat). L’homme doit accomplir Maat et renforcer Maat par ses actions et ses pensées. C’est par Maat qu’il s’unit au Divin. Qui dit Maat dit vérité, justice, harmonie, équité, sagesse.

L'Afrique pré-coloniale était-elle exclusivement sauvage ?

Les films et autres documentaires occidentaux, relatifs à l’Afrique précoloniale et coloniale, nous renvoient en général une vision uniforme des sociétés africaines. Pour résumer, celles-ci sont exclusivement présentées à l’état sauvage. On est donc en droit de se demander si ces films ne relèvent pas tout simplement de la propagande coloniale.


L’Afrique précoloniale était-elle exclusivement " sauvage ? 2

 

I) - Généralités... 

Les sujets diffusés par les documentaires ou les films occidentaux se bornent à véhiculer presque mécaniquement, l’image d’une Afrique précoloniale essentiellement primitive, peuplée de sociétés aux mœurs barbares. 

On aurait pu penser, peut être naïvement, que la fin des colonies aurait indubitablement engendré l’émergence d’une certaine objectivité dans le traitement médiatique de l’histoire africaine. En fait, il n’en est rien car le colonialisme ayant cédé le pas au néocolonialisme ( sa sœur jumelle ), le besoin de justification de l’occident, est resté le même.



L'empire Songhai.

 

 

 

 L'Afrique pré-coloniale était-elle exclusivement sauvage ? 3

 

 

Dès lors, il nous revient de prendre conscience de l’effet néfaste de ces images sur les consciences des jeunes générations panafricaines et surtout de leur permettre d’accéder à une documentation plus objective afin qu’ils se fassent leur opinion de façon autonome. 

II) - Les témoignages des explorateurs... 

Nous disposons aujourd’hui de nombreux témoignages d’explorateurs étrangers qui nous permettent de nous faire une idée des habitudes vestimentaires des sociétés africaines précoloniales. 

Qualité des tenues vestimentaires rimant avec niveau civilisationnel, nous pouvons dès lors apprécier de façon plus précise, l’état des sociétés de l’Afrique précoloniale. 

Commençons donc avec l’ethnologue allemand Léo Frobenius ( 1873-1938 ). Celui-ci a entrepris près d’une douzaine d’expéditions en Afrique noire entre 1904 et 1935. C’est donc un témoin oculaire qui nous a légué de précieuses descriptions des habitudes vestimentaires de bon nombre de peuples africains. Il raconte par exemple ceci [1] : 

« En 1906, lorsque je pénétrai dans le territoire de Kassaî Sankuru, je trouvai encore des villages dont les rues principales étaient bordées de chaque côté, pendant des lieues, de quatre rangées de palmiers et dont les cases, ornées chacune de façon charmante, étaient autant d’œuvres d’art. 

Aucun homme qui ne portât des armes somptueuses de fer ou de cuivre, aux lames incrustées, aux manches recouverts de peaux de serpents. 

Partout des velours et des étoffes de soie. 

Chaque coupe, chaque pipe, chaque cuiller était un objet d’art (...) En était-il autrement dans le grand Soudan ? Aucunement (...) L’organisation particulière des Etats du Soudan existait longtemps avant l’Islam, les arts réfléchis de la culture des champs et de la politesse... les ordres bourgeois et les systèmes de corporation de l’Afrique Nègre sont plus anciens de milliers d’années qu’en Europe (...) 

C’est un fait que l’exploration n’a rencontré en Afrique équatoriale que d’anciennes civilisations vigoureuses ».

 

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Dessin fait par un explorateur hollandais.


 

Un autre témoignage émanant du voyageur portugais Ca da Mosto à propos de la Gambie, fait au 15ème siècle, nous renseigne encore sur l’état des sociétés précoloniales [2] : 

" Les gens (...) nous sembloyent... très noirs, tous vêtus de chemisolles blanches de coton (...) plusieurs noirs (...) se transportoyent dans nos caravelles, les uns pour veoyr choses nouvelles, les autres pour nous vendre des anneaux d’or et quelques petites besognes desquelles ils usent entre eux comme chemisolles, filets, drap de coton, tissus à la mode, les uns blancs, les autres bigarrés de vert blanc et bleu, et d’autres encore de rouge blanc et bleu, fort bien faits ".

 

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Ruine de " l'empire du Ghana ".

O. Dapper, un hollandais célèbre pour ses descriptions des sociétés africaines, nous révèle encore de nouvelles informations cruciales à propos des habitudes vestimentaires des habitants de la Volta, du Monomotapa et de la Guinée [3] : 

« Dans l’Aboréa, proche de la Volta, tous les hommes parmi les Nègres portent une robe de toile de coton... et les femmes portent une robe faite à peu près comme celle des hommes (...) 

Au Monomotapa, les rois ne changent point de mode, ils portent une robe longue d’un drap de soie tissu dans le pays ; ils portent au côté une serpe emmanchée d’ivoire (...) Les gens du commun s’habille de toile de coton et les grands, d’indiennes brodées d’or (...) Les habitants du royaume de Guinée échangent les toiles qu’ils font ( avec leur coton ) (...) 

Les Nègres de Wanqui ont de l’or et savent faire de forts jolis habits dont ils trafiquent avec les Acanistes »

 

L'Afrique pré-coloniale était-elle exclusivement sauvage ? 6



Sundiata Keita, fondateur de " l'Empire du Mali "


 

Au 16ème siècle, le célèbre voyageur arabe, Léon l’Africain, dont le vrai nom est en fait Hassan Ibn Mohamed el Wazzan ez Zayatte, nous a dressé, une rapide description des habitants du Dongola : 

« Les habitants sont riches et civilisés, parce qu’ils font le commerce des étoffes, des armes et de diverses autres marchandises en Egypte ». 

Cependant, l’explorateur arabe Ibn Batouta qui visita le Soudan en 1352, nous a légué une remarque intéressante sur l’intérêt de certains peuples africains pour la science [4] : 

« Les habitants de Zâghah ont (...) beaucoup de zèle pour l’étude de la science ». 

Il poursuit son récit par une description des séances publiques du roi Mandingue Soleiman Mança [5] : 

" Le Sultan se tient très souvent assis dans une alcôve communiquant par une porte avec le palais. Du côté du michouer, cette alcôve a trois fenêtres en bois revêtues de lames d’argent et au-dessous, trois autres garnies de plaques d’or ou de vermeil. 

Ces fenêtres sont cachées par des rideaux qu’on relève aux jours de séance pour qu’on sache que le Sultant doit s’y trouver.

 

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Quand il s’assoit, on passe à travers le grillage d’une des fenêtres, un cordon de soie auquel est attaché un mouchoir à dessin de fabrique égyptienne et aussitôt que le peuple l’aperçoit, on fait résonner les tambours et les cors (...) Dougha l’interprète se tient debout à la porte donnant sur le michouer, revêtu de riches habits de zerdkana et d’autres étoffes. 

Il est coiffé d’un turban à franges, façonné d’une manière très élégante d’après la mode du pays ; il porte à son côté, un épée à fourreau d’or ; il a pour chaussure, des bottes, privilège dont personne autre que lui ne jouit en ce jour ; il porte des éperons et tient en mains deux javelots, l’un d’or et l’autre d’argent, garnis de pointes de fer.

 



Bottes royales Yoruba, du 19 em siècle.

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Les soldats, les fonctionnaires civils, les pages, les messouflits et toutes les autres personnes, restent au dehors du michouer dans une large rue plantée d’arbres (...) Chaque ferrari a un carquois au dos et un arc à la main ; il est à cheval et ses subordonnés, tant fantassins qu cavaliers, se placent devant lui.... 

Enfin terminons l’exploration de ces récits avec Léo Frobenius qui nous livre encore son appréciation des habitudes vestimentaires de certaines populations africaines de l’époque pré-coloniale [6] : 

" Lorsqu’ils ( les navigateurs européens ) arrivèrent dans la baie de Guinée et abordèrent à Vaïda, les capitaines furent fort étonnés de trouver des rues bien aménagées bordées sur une longueur de plusieurs lieues par deux rangées d’arbres, ils traversèrent pendant de longs jours une campagne couverte de champs magnifiques, habités par des hommes vêtus de costumes éclatants dont ils avaient tissé l’étoffe eux-mêmes ! 

Plus au sud, dans le Royaume du Congo, une foule grouillante habillée de soie et de velours, de grands Etats bien ordonnés et cela dans les moindres détails, des souverains puissants, des industries opulentes. 

Civilisés jusqu’à la moelle des os ! 

Et toute semblable était la condition des pays à la côte orientale, la Mozambique, par exemple ". 

III) - Conclusion... 

La plupart des explorateurs cités sont des témoins oculaires. Leurs témoignages sont donc d’une importance capitale pour apprécier le degrés d’avancement des sociétés africaines précoloniales.

 

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Harp Africaine - 1390 à - 1295 av J.C.

Ainsi, l’Afrique précoloniale a donc été habitée par des populations qui vivaient à des degrés variés de civilisation. 

Mais cette situation n’est pas exclusivement africaine puisque qu’à la même époque en Europe, il existait aussi des populations primitives. D’ailleurs, à toutes les époques historiques, ce fut le cas et cela pour tous les continents. 
Par exemple, les sociétés gauloises étaient considérées comme primitives par les Romains. 

Références bibliographiques : 

[1] Cf. Histoire de la civilisation africaine - Léo Frobénius - traduit par Back et Ermont, Gallimard, Paris 1938 
[2] Cf. Relation de voyage à la côte occidentale de l’Afrique - Alvise da Ca da Mosto - 1455 à 1457 
[3] Cf. O. Dapper, Description de l’Afrique - 1668, Amsterdam 
[4] Cf. Voyages, G. Maspéro, éd. La découverte, 1982 
[5] Cf. Voyage au Soudan - Ibn Batouta + Nation Nègre et Culture - Cheikh Anta Diop, tome 2, éd. Présence Africaine 
[6] cf. idem

Les manuscrits de Tombouctou


UN PATRIMOINE INESTIMABLE EN DANGER. ARTICLE EXTRAIT DU MONDE DIPLOMATIQUE, SEPT. 2004.

26 novembre 2004 par Jean-Philippe OMOTUNDE

Un patrimoine inestimable en danger. Article extrait du Monde Diplomatique, sept. 2004.

A l’orée du Sahara et à quelques encablures du fleuve Niger, Tombouctou, au Mali, a longtemps été une cité fermée aux Européens. Carrefour commercial à l’époque des caravanes, elle fut aussi le siège d’une intense vie intellectuelle.

Au cours de cet âge d’or, des milliers de livres ont été écrits à la main puis abandonnés à la poussière du désert. On commence à les exhumer. De la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée. Par Jean-Michel Djian Journaliste, auteur, entre autres, de La Politique culturelle, la fin d’un mythe, Gallimard, Paris, à paraître en septembre 2004. A Tombouctou, la progressive découverte de vieux manuscrits, dont certains remontent au XIIIe siècle, est en passe de devenir un enjeu historique pour toute l’Afrique.

Plus de 15 000 documents ont déjà été exhumés et répertoriés sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ; 80 000 autres dorment encore quelque part dans des malles ou au fond des greniers de la ville mythique (1). Ces précieux écrits qui firent la gloire de la vallée du fleuve Niger entre le XIIIe et le XIXe siècle (2), sont menacés de décomposition et de pillage par des trafiquants. De rarissimes ouvrages, écrits en langue arabe, parfois en fulani (peul) par des érudits originaires de l’ancien empire du Mali (3), transitent par la Suisse, où on les maquille ; puis sont proposés à des collectionneurs qui se les arrachent.

Chef de la mission culturelle de Tombouctou, M. Ali Ould Sidi ne cache pas son inquiétude : « Les manuscrits dont sont dépositaires les habitants doivent être identifiés, protégés, restaurés, sinon Tombouctou se verra dépecée de sa mémoire écrite.

 Une mémoire dont on ne soupçonne pas la portée. » Tombouctou, la « ville sainte », la « mystérieuse », l’« inaccessible » qui fascina tant d’explorateurs - de l’Ecossais Mungo Park au Français René Caillié et à l’Allemand Heinrich Barth - est une fabuleuse cité de sable située au nord-est de l’actuel Mali, aux confins sud de l’immense désert du Sahara et en retrait sur la rive gauche du fleuve Niger. Fondée vers le XIe siècle par les Touaregs, la cité s’impose, à partir du XIVe siècle, comme un centre de commerce capital entre l’ancien Soudan (4) et le Maghreb. Le sel de Taoudenni, l’or des mines de Buré et les esclaves du Ghana y transitent. Marchands arabes et perses y côtoient des voyageurs (5) et des philosophes musulmans animés de l’ardent désir de gagner à la foi d’Allah les populations locales. C’est l’époque où l’Afrique sahélienne se partage entre les empires qui se convertissent à l’islam et les autres.

Si celui des Mossis (actuel Burkina Faso) résiste à se donner à la religion de Mahomet, l’Empire songhaï - qui succède à l’empire du Mali à la fin du XIVe siècle - y adhère. Les trois grandes cités de la région (Tombouctou, Gao et Djenné) deviennent les pôles d’une effervescente civilisation islamo- soudanienne dont la mémoire reste vivace. Au XVe siècle, Tombouctou ne comptait pas moins de 100 000 habitants (30 000 aujourd’hui), dont 25 000 « étudiants » qui fréquentaient l’université de Sankoré désormais transformée en mosquée. Les conférences des oulémas, savants musulmans, étaient retranscrites par des copistes sur de l’écorce d’arbre, des omoplates de chameaux, de la peau de mouton, ou du papier en provenance d’Orient puis d’Italie. Au fil des siècles, un précieux corpus philosophique, juridique et religieux s’est ainsi constitué. En outre, tout un savoir didactique - consignant pêle-mêle la course des planètes, la tonalité des cordes d’un instrument de musique, les cours des tissus et de la noix de kola - a été conservé dans les moindres recoins des pages de ces manuscrits nomades. Les caravanes qui transhumaient entre Agadez (Niger) et Tichit (Mauritanie), en passant par Sokoto (au nord du Nigeria), transportaient une multitude d’informations destinées à des marchands éclairés.

VUE INTERIEURE DE TOMBOUCTOU

Pendant près de trois siècles, le commerce et la connaissance se sont mutuellement enrichis, à dos de chameau, entre des barres de sel et des sacs de tabac. Considérés comme une manne scientifique inédite, ces manuscrits mettent à mal le mythe de l’oralité africaine entretenu par des intellectuels comme feu Hamadou Hampâté Bâ (6). Mais quelle valeur scientifique accorder à des documents devenus objets de spéculation plutôt qu’outils de compréhension du passé ? Comment s’emparer de ce gisement de connaissances écrites que les injures du temps menacent de disparition ? Autant de questions qui nourrissent les réflexions d’universitaires américains (7) ou des historiens locaux (8). Ainsi, en plein cœur de Tombouctou, au Centre de documentation et derecherches Ahmed-Baba (Cedrab), créé par le gouvernement à l’initiative de l’Unesco en 1970, se joue une grande partie de la conscience historique de l’Afrique.

En choisissant le nom d’Ahmed Baba, érudit né en 1556 qui enseigna le droit (fatwa), les autorités saluent un résistant à l’envahisseur marocain (9). Elles honorent aussi un savant qui exerça une considérable influence sur ses concitoyens et dont l’orthodoxie de ses enseignements continue de marquer les esprits. Le Cedrab a reçu pour mission de répertorier, numériser, protéger et restaurer les manuscrits trouvés. Le papier est un support fragile : il craint l’humidité et le feu ; il sèche, se casse, se déchire et finit en poussière. Les termites en raffolent. Le ministre de la culture, M. Cheik Omar Sissoko, précise : « A défaut de récupérer la totalité de ces manuscrits, nous cherchons à encourager la création de fondations privées permettant de reconstituer rapidement des fonds d’origines familiales ; c’est le meilleur moyen de responsabiliser les citoyens et en même temps de protéger ce trésor. »

Car la plupart de ces mystérieux manuscrits appartiennent à des personnes privées. Pour en connaître le contenu, il suffit de se rapprocher de familles qui vous accueillent à bras ouverts. Par exemple, M. Ismaël Diadé Haidara que l’on retrouve devant son ordinateur où il écrit des livres de philosophie et d’histoire, comme Les Juifs à Tombouctou (10). Les juifs ont joué un rôle important dans la montée de l’or du Soudan vers l’Espagne chrétienne. C’est par eux qu’un des pères de la cartographie, Abraham Cresques (1325- 1387), juif des Baléares, dont la famille émigra d’Afrique du Nord au début du XIIe siècle, eut connaissance de Tombouctou qui était reliée à l’Afrique du Nord par des chemins dont les ports étaient habités par des juifs. Léon l’Africain, dès la première moitié du XVe siècle, mentionne la présence juive dans le royaume de Gao (11)... Descendant de la dynastie Kati (12), M. Haidara met un soin méticuleux à expliquer l’histoire de sa fondation, installée à proximité de la mosquée Jingereber, dans uneancienne demeure restaurée de Tombouctou : « Tout ce fonds a commencé à se constituer avec l’exil de mon ancêtre, le Wisigoth islamisé Ali B. Ziyad Al- Kuti, qui quitta Tolède en 1468 pour venir s’installer à Gambu, en pays Soninké. Dès lors, la bibliothèque ne cessa de s’enrichir à travers plusieurs générations de Kati, mes aïeux.

Nous avons décidé en 1999 de les exhumer. » Un compendium du savoir médiéval est représenté dans cette bibliothèque : traités de bonne gouvernance, textes sur les méfaits du tabac, précis de pharmacopée... Des ouvrages de droit, de théologie, de grammaire et de mathématiques sont commentés par des savants de Cordoue, de Bagdad ou de Djenné. Sur des étagères grillagées, protégées des ravageuses poussières de sable, des actes juridiques portent sur la vie des juifs et de renégats chrétiens à Tombouctou, témoignent de l’intense activité commerciale de l’époque. La vente et l’affranchissement des esclaves, les cours du sel, des épices, de l’or et des plumes sont l’objet de parchemins adossés à des correspondances de souverains des deux rives du Sahara, illustrés d’enluminures en or.

L’ensemble est souligné, expliqué, annoté à la marge ou sur le colophon, cette dernière page d’un livre ou d’une fin de rouleau de papyrus où le copiste note son nom et la date à laquelle il a achevé son travail. On y apprend, au détour d’une enchanteresse manipulation, la survenue de tremblements de terre ou d’une violente rixe ayant perturbé les écritures. Grâce à quelques traducteurs contemporains, toute une fresque africaine remonte à la surface de l’histoire. Il n’existe aucune homogénéité dans ces textes, et pour cause : si l’écrasante majorité des manuscrits est rédigée en arabe, chaque copiste s’exprimait en fonction de ses origines (tamashek, haoussa, peul, mais aussi songhaï, dioula, soninké ou wolof) selon une base calligraphique commune inspirée du maghribi, sorte d’écriture arabe cursive qui, par sa forme, permettait d’économiser le papier.Richesse de l’Afrique précoloniale

La portée de certains documents est évidente, en particulier celle du fameux Tarikh el-Sudan (Histoire du Soudan) de Mahmoud Kati (XVsiècle) qui retrace la succession des chefs de Tombouctou.

De même, le Tarikh el-Fetash (Histoire « du chercheur ») d’Abderahmane Es-Saad (XVIIe siècle), chronique du Soudan médiéval. La découverte deces manuscrits donne à l’Afrique subsaharienne le substrat historique qui lui fut longtemps dénié et dont on commence à saisir l’importance. Comme un écho aux travaux du grand historien sénégalais Cheikh Anta Diop (13), elle souligne la profondeur spirituelle de l’Afrique pré-coloniale. Elle montre aussi que la richesse de cette région s’est bâtie autour d’une dynamique commerciale « transtribale » dont l’islam a été le déclencheur, et les oulémas, par leurs aptitudes à l’enseignement de « masse », les accoucheurs. Il en est résulté une sorte de continuum culturel à partir duquel la dimension mystique s’est consolidée sur des héritages plus ou moins structurés, jusqu’à l’arrivée des Portugais au XVe siècle. Cheick Dan Fodio (1754-1817), pour s’être inspiré de ses prédécesseurs, en particulier d’Ahmed Baba, confirme dans ses Mémoires que, jusqu’à l’arrivée des Européens, « la pensée africaine cultivait l’amour d’un islam ouvert sur l’universel qui se distinguait très nettement de celui qui était observé dans le monde arabo-musulman (14) ». Constat confirmé au début du XXe siècle (15). Parviendra-t-on à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou ? Pour préserver ce fabuleux patrimoine, 4,5 millions d’euros sont nécessaires.

Une somme soixante fois inférieure à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions...

Références :

(1) Des manuscrits - moins nombreux semble-t-il - ont aussi été découverts en Mauritanie, au Niger et au Sénégal. Lire Mohamed Saïd Ould Hamody, Manuscrits africains anciens, Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD), université Cheikh Anta Diop, Dakar.

(2) Lire Jacques Giri, Histoire économique du Sahel, Karthala, Paris, 1994.

(3) A son apogée, au XIVe siècle, l’empire du Mali s’étendait jusqu’aux côtes du Sénégal actuel.

(4) Au Moyen Age, le « Soudan » ou « Soudan occidental » s’étend de l’actuel Soudan au fleuve Niger.

(5) Le grand voyageur et géographe tangérois Ibn Battuta séjourne au Mali en 1352-1353, il visite Tombouctou, et laisse une passionnante description de son périple, Le Pays des Noirs (1357), Anthropos, Paris, 1969.

(6) Lire, par exemple, Hamadou Hampâté Bâ, L’Etrange Destin de Wangrin, éditions 10/18, Paris, 1973.

(7) John Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique

en Afrique, université de Northwest, Etats-Unis, et Chris Murphy chercheur à la Bibliothèque du Congrès, cités par Lila Azam Zanganeh, The New York Times, 24 avril 2004.

(8) Samuel Sibidé, directeur du Musée national du Mali, et Mohamed Galla Dicko, directeur du Centre Ahmed-Baba de Tombouctou.

(9) En 1591, une expédition marocaine détruit l’Empire songhaï.

(10) Ismaël Diadé Haidara, Les Juifs à Tombouctou. Recueil de sources écrites relatives au commerce juif à Tombouctou au XIXe siècle, éditions Donniya, Bamako, 1999.

(11) Lire aussi Jacob Oliel, « Les Juifs du Mali », La Voix des sépharades, n ° 28, septembre 1997.

(12) Fondation Kati, BP 66, Tombouctou, Mali.

(13) Lire Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture, Présence africaine, Dakar-Paris, 1963.

(14) Seyni Moumouni, « La vie et l’œuvre de Ousman Dan Fodio », thèse de doctorat, université Michel-de-Montaigne, Bordeaux, 8 janvier 2003.

(15) Pierre Marty, Etudes sur l’islam et les tribus du Soudan, Editions Leroux, Paris, 1920, ou Vincent Monteil, Islam noir, Seuil, Paris, 1964.

Jean-Philippe OMOTUNDE

jeudi 29 mars 2018

la lutte pour une démocratie saine

La politique dénudée de vision.                                    Il était un fervent défenseur de la démocratie,engagé dans la lutte pour une démocratie saine
  ,il dénonçait ouvertement les gates du régime actuel . Il m’appelait à des heures tardives et presque chaque 2 jours et me parlait exclusivement des dérives autoritaires ,oligarchiques et maléfiques des nouveaux princes mais hélas depuis que la donne a changer , le vieux a été promu   à un poste juteux , madame a eu une promotion dans l’administration, le sieur en question se  tapait des  marchés de gré à gré . Il  a changer  de vision , il s’est dévier  de repère idéologique , je le comprends plus. Hier il tenait mordicus à me faire avalé la pilule que les élections présidentielles de 2016 étaient  claires et transparentes , mon frère les faits sont la c’est des élections tropicalisées a des scores soviétiques , au premier tour des élections le bureau de vote se situant à la mairie ADJAME  en Côte d’Ivoire a été fermé à 22 heures ,  les gens votaient sans cartes d’électeurs  ni pièces d’états civile en ma présence . Un bureau de vote fictif a été ouvert a la rivera plateau en Côte d’Ivoire toujours il a fallut le lendemain que les nigériens soient au courant de cette mascarade électorale. Au 2 eme tours des élections présidentielles nous étions tous à Niamey , la ville était morte  , les bureaux de votes  étaient vides, pas d’engouement pour les élections car les résultats étaient déjà  tronquées et connus de tous avec une CENI  monolithique. Votre coup de force a passer c’est vrai mais les élections étaient tout, sauf  crédibles et transparentes !!!!       

   Zaroumey Mahamadou

mardi 27 mars 2018

FarafinaDhe: CommuniquéLe FONT DE LIBÉRATION DES PEUPLES D'AFRI...

FarafinaDhe: CommuniquéLe FONT DE LIBÉRATION DES PEUPLES D'AFRI...: Communiqué Le FONT DE LIBÉRATION DES PEUPLES D'AFRIQUE  (FLPA) dénonce et condamne l´arrestation arbitraire de nos camarades de la so...
Communiqué
Le FONT DE LIBÉRATION DES PEUPLES D'AFRIQUE  (FLPA) dénonce et condamne l´arrestation arbitraire de nos camarades de la société  par les autorités nigeriennes.
Il s´agit de: 23 camarades de la société civile.
Les autorités font preuve d'une intolérance croissante à toute forme de critique. Un recul en matière de droits humains mettrait à mal les acquis du Niger dans le domaine. 
La vague d’arrestations d’activistes et la réponse manifestement brutale des forces de sécurité bafouent non seulement le droit des manifestants à la liberté de réunion pacifique, mais risquent d'embraser une situation déjà tendue au Niger.

Le FPLA demande aux autorités nigeriennes de les libérer immédiatement et sans condition Les autorités nigériennes doivent immédiatement libérer les activistes de la société civile et de l’opposition politique arrêtés avant hier au cours d’une manifestation publique,
Enfin, nous lancons un appel à l´Union africaine, aux mouvements panafricains,de la société civile africaines ainsi qu'aux organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, afin d’intervenir auprès des autorités nigériennes pour leur libération.

VIVE L'AFRIQUE VIVE LES PEUPLES D'AFRIQUE !!! 

Fait à Abidjan le 27 /03/2018
Konate Sery Borya 
Responsable FLPA 

vendredi 16 mars 2018

La signification des noms des pays Africains


 signification des noms des pays Africains


Tchad
Nommé d’après le lac Tchad, dans le sud-ouest du pays. Le lac tient son nom du mot bomu tsade (« lac »).

Algérie
Le nom vient du nom de la ville d’Alger (via le catalan Aldjère), du mot arabe الجزائر (al-gaza’ir), signifiant « les îles » et se référant aux quatre îles au large de la ville jusqu’à ce qu’elles fassent partie du continent en 1525. « جزائر بني مَزغَنّاي » al-jaza’ir est lui-même un raccourci d’un nom plus ancien jaza’ir bani mazgannay, soit « les îles de [la tribu] Bani Mazghannay ».

Angola
De « Ngola », titre utilisé par le monarque du royaume de Ndongo. Les Portugais ont nommé la région en honneur d’un Ngola qui leur était allié.

Benin
Benin est la prononciation portugaise du mot itsekiri « Ubinu », qui signifie « capitale » ou « siège de la royauté » et qui désignait la capitale du royaume du Bénin, un des rares grands royaume d’Afrique de l’Ouest côtière à avoir atteint une taille importante en dehors de l’influence de l’islam, et avant tout contact avec les Européens . Le nom Ubinu viendrait lui-même du mélange du mot yoruba « Oba », qui signifie « gouverneur », et du terme lié « Bini », le nom du peuple Edo (majoritaire dans le royaume) pour se référer à lui-même.

Botswana
Nommé d’après le groupe ethnique le plus important du pays, les Tswana.

Burkina Faso
Des deux langues principales du pays, signifiant « pays du peuple se tenant droit », « pays d’hommes intègres », ou « pays des incorruptibles ». Burkina vient de la langue moré, Faso du dioula.

Burundi
De la langue locale, signifiant « pays de ceux qui parlent le kirundi ».

Cameroun
Du portugais « Rio de Camarões » (rivière de crevettes), le nom que les explorateurs portugais avaient donné au fleuve Wouri au xve siècle, s’extasiant de l’abondance des crevettes dans ce cours d’eau. Les marins anglais adoptèrent ce nom en l’anglicisant (Cameroons) d’où le nom actuel de Cameroun.

Cap-Vert
Le nom du cap (Cabo Verde) lui a été donné en 1444 par le navigateur portugais Dinis Dias, la végétation luxuriante de ce promontoire rocheux contrastant avec l’aridité de l’arrière-pays.

Centrafrique
Nom descriptif : le pays est géographiquement au centre du continent africain.

Comores
De l’arabe Djazair al Kamar, « les Îles de la Lune ».

Congo
Nommé d’après le royaume Kongo, lui-même dérivé du nom du peuple bakongo.

Congo RDC
Nommé d’après le royaume Kongo, lui-même dérivé du nom du peuple bakongo. Zaïre, son ancien nom, vient du portugais Zaire, une adaptation du mot kongo nzere ou nzadi, « le fleuve qui avale tous les fleuves ».

Côte d’Ivoire
Référence au commerce de l’ivoire dans la région. D’autres parties de la côte maritime africaine ont été nommées de manière similaire : « Côte des Céréales », « Côte de l’Or », et « Côte des Esclaves ».

Djibouti
Peut-être dérivé du mot afar gabouti (un type de paillasson fait de fibres de palme). Une autre étymologie plausible mais non prouvée est que Djibouti signifie « Terre de Tehuti » ou « Terre de Thoth » (le dieu égyptien de la Lune).

Égypte
Du latin Aegyptus, à son tour du grec ancien (déjà attesté en mycénien) Αἴγυπτος (Aígyptos). Selon Strabon le nom grec dérive de Αἰγαίου ὑπτίως (Aigaíou hyptíōs) : « la terre en dessous de la mer Égée ». Il peut aussi dériver du nom égyptien de Memphis, *ħāwit kuʔ pitáħ, signifiant « maison (ou temple) de Ptah ».

Érythrée
Nommé par les colons italiens, du nom latin pour la mer Rouge : Mare Erythraeum (« mer Érythrée »).

Éthiopie
Du mot grec Αἰθιοπία (Aithiopía ; latin : Æthiopia), de Αἰθίοψ (Aithíops), « Éthiopien », parfois décomposé par des chercheurs comme un terme purement grec signifiant « au visage (ὤψ) brûlé (αἰθ) ». Toutefois, certaines sources éthiopiennes (par exemple, le Livre d’Aksoum des XVIe ou xviie siècles) déclarent que le nom soit dérivé de « ‘Ityopp’is », un fils de Koush, fils de Cham, qui, selon la légende, fonda la ville d’Aksoum. Il y a aussi une opinion minoritaire de quelques chercheurs que le mot grec Αἰθιοπία dérive d’un mot local ancien qui signifierait « encens » ou « bon », réinterprêté par les Grecs.

Gabon
De Gabão, le nom portugais donné à l’estuaire de la rivière Komo (en français : Estuaire de Gabon). L’estuaire tient son nom de sa forme, qui ressemble celle d’un manteau à capuchon (gabão).

Gambie
Du fleuve Gambie qui coule dans le pays. Le mot Gambie dérive peut-être du mot portugais câmbio (« échange », « marché »), en référence au commerce que les Portugais y faisaient.

Ghana
Du nom du royaume du Ghana, royaume éponyme d’Afrique de l’Ouest. Toutefois, le territoire actuel du Ghana n’a jamais fait partie de ce royaume. Joseph Kwame Danquah, homme d’Etat, historien et panafricanisme ghanéen, a suggéré ce nom peu avant l’indépendance du pays. Ses recherches l’avaient amené à croire que les peuples ghanéens d’aujourd’hui descendaient de l’ancien royaume. Le terme de Ghana viendrait du sonninké « nwana » signifiant « héros » ou « roi guerrier » et était le titre accordé aux rois de l’Empire du Ghana.
Côte-de-l’Or (ancien nom colonial) : d’après la grande quantité d’or trouvé dans le pays par les colons européens. D’autres parties de la côte africaine ont également été nommées d’après leurs marchandises les plus importantes : « Côte d’Ivoire », « Côte des Esclaves », « Côte des Céréales ».

Guinée
Bien que le nom de Guinée ait été imposé à cette région par les Européens, on peut néanmoins le considérer comme d’origine africaine, le mot Guinée étant, selon certains auteurs la transformation des mots Ginyia ou Gineua par lequel les marchands maures, avec lesquels les explorateurs portugais furent en rapports, désignaient les royaumes subsahariens. Une autre étymologie, qui n’est pas nécessairement incompatible avec la précédente, fait dériver le nom du Guinée, comme celui de l’ancien Ghâna du mot berbère Akal n-Iguinawen ou aguinaoui, « Terre des Hommes Noirs ».

Guinée équatoriale
« Équatoriale », de équateur. L’équateur ne passe pas par le territoire du pays, mais le pays enjambe l’équateur puisque son île d’Annobon est au sud, tandis que le continent se trouve au nord de cette ligne. « Guinée » vient peut-être du terme berbère aguinaoui, signifiant « noir ».

Guiné Bissau
La Guiné Bissau vient de la langue manjak
D’après l’histoire n’djoba=femme n’guene=enfant.

Kenya
Du nom du Mont Kenya, deuxième plus haut sommet d’Afrique, derrière le Kilimandjaro. Il a obtenu son orthographe actuelle après une série d’évolutions du nom que les tribus locales donnaient à la montagne. Les Kikuyu l’appellent « Kirinyaga », les Embu « Kirenia », et les Akamba « Kiinyaa » ; termes qui signifient tous « montagne blanche » ou « montagne brillante » en raison des glaciers visibles au sommet.

Liberia
Du latin liber (« libre »), parce que le pays fut fondé comme terre d’accueil africaine pour les esclaves Noirs libérés aux États-Unis et qui retournèrent en Afrique.

Libye
D’après le nom d’une ancienne tribu berbère appelée Libyans par les grecs et Rbw par les Egyptiens.

Madagascar
Du nom de l’île en malagasy, Madagasikara, lui-même dérivé du proto-malais « la fin de la Terre », une référence à la longue distance à parcourir jusqu’à l’île depuis les terres d’origine d’une partie de la population : l’Asie du Sud-Est.

Malawi
Peut-être basé sur un mot autochtone signifiant « eaux en flammes » ou « langues de feu », peut-être dérivé du reflet du soleil sur le lac Malawi.

Mali
Du royaume d’Afrique de l’ouest du même nom (un grand pays moderne étant situé sur le territoire de ce royaume disparu). “Mali” était le nom donné par les voyageurs arabes à l’empire que ses propres habitants appelaient “manden”.

Maroc
De Marruecos, la prononciation espagnole du nom de la ville de Marrakech (plus précisément Marrakush).

Mauritanie
Du latin signifiant « terre des Maures ». Nommée (par erreur) d’après la Maurétanie historique du nord du Maroc, elle-même nommée d’après une tribu mauri ou maure.

Maurice
Nommé Prins Maurits van Nassaueiland en 1598 en honneur de Maurice de Nassau (1567-1625), stadtholder d’Hollande et Prince d’Orange (1585-1625).

Mozambique
Du nom de l’île de Mozambique, dont le nom vient probablement de celui d’un ancien dirigeant, le sheik Mussa Ben Mbiki.

Namibie
Du nom du désert du Namib, sur la côte de l’Atlantique. Namib signifie « une région où il n’y a rien » dans la langue nama.

Niger
D’après le nom du fleuve Niger, du terme autochtone Ni Gir (« rivière Gir »), ou du touareg n’eghirren (« eaux qui coulent »). Souvent mal interprété (particulièrement par les latinistes) comme dérivé du latin niger (« noir »), une référence à la couleur de peau des habitants.

Nigeria
D’après le nom du fleuve Niger. Voir Niger ci-dessus.

Ouganda
De la version swahili de Buganda, le royaume des 52 clans du peuple Buganda, le plus grand des royaumes traditionnels du territoire actuel de l’Ouganda. Le pouvoir colonial britannique adopte le nom Ouganda (Uganda en anglais) en 1894. :
Buganda signifie « terre des Baganda ». Baganda (« frères et sœurs ») est le raccourci de baganda ba katonda (« frères et sœurs de Dieu »), une référence au mythe de la création.

Rwanda
Du nom du peuple Vanyaruanda, un mot d’origine inconnue mais probablement cognat au nom du Rwanda. Le pays est poétiquement appelé « Terre des mille collines ».

Sao Tomé-et-Principe
Du portugais pour « Saint Thomas et Prince ». L’île de Sao Tomé (en portugais São Tomé) est ainsi nommée par les explorateurs portugais parce qu’ils la découvrent le jour de fête de ce saint, le 21 décembre 1470 ou 1471. L’île de Principe (en portugais Ilha do Príncipe (« île du prince »)) est ainsi nommée en 1502, en référence au prince du Portugal, auquel on payait les taxes sur le sucre produit sur l’île.

Sénégal
L’étymologie du nom Sénégal est controversée depuis plusieurs décennies. David Boilat dans Esquisses sénégalaises (1850) soutient que le mot procèderait de la déformation de l’expression wolof suñu gaal, signifiant « notre pirogue ». D’autres étymologies ont été avancées .
Canaga ou Zanaga ;
Singhane (terme hassanya par lequel les Maures désignent la province du Cayor) ;
Sanhadja ou Senaga, Sanaga, Azanaga (voir Zenaga, une tribu berbère du Sahara)2 ;
Siind (pour Aayeen, mal écrit et mal lu)3.
et enfin sagui nughal en berbère « notre frontière »….

Seychelles
Nommé en honneur de Jean Moreau de Séchelles, ministre des finances du roi Louis XIV de 1754 à 1756.

Sierra Leone
Adapté de Sierra Leona, la version espagnole du portugais Serra Leoa (« montagnes du lion »). L’explorateur portugais Pedro de Sintra nomme le pays d’après la forme des montagnes qu’il y voit en 1462 en naviguant le long de la côte ouest-africaine. On ne sait pas pourquoi les montagnes lui faisaient penser à des lions : elles pouvaient ressembler aux dents d’un lion, ou des lions qui dorment, ou le tonnerre qui y résonnait ressemblait peut-être au rugissement d’un lion.

Somalie
Du nom des Somalis, le peuple y habitant. L’étymologie de leur nom reste incertaine, mais il y a deux possibilités : qu’il dérive de sac maal (« ceux qui gardent le bétail »), ou d’un patriache mythique appelé Samaale.

Soudan
De l’arabe Bilad as-Sudan (البلاد السودان), « Terre des Noirs ». Référait à l’origine à la plupart du Sahel.

Swaziland
Du peuple swazi, le principal groupe ethnique du pays. Le mot swazi vient du nom du roi Mswati Ier, un roi de Swaziland.

Tanzanie
Un mélange des noms des deux anciens États qui forment ce pays : le Tanganyika et le Zanzibar.
Tanganyika tient son nom du lac éponyme. Sir Richard Burton est le premier Européen à voir ce lac, et explique que le nom dérive d’une langue autochtone : tou tanganyka (« rejoindre », dans le sens de « où se rejoignent les eaux »). En 1871 Henry Morton Stanley dit que le mot vient de tonga (« île ») et hika (« plat »). Les deux théories sont incertaines.
Zanzibar, quant à lui, dérive son nom des Zengi ou Zengj (زنكي), un peuple local dont le nom signifie « noir ». Cette racine est couplée à l’arabe barr (برر), signifiant « côte », « rivage ».

Togo
Du village Togo, aujourd’hui Togoville. De la langue ewe : to (« eau ») et go (« côte »).

Tunisie
D’après le nom de sa capitale, Tunis, dont le nom provient probablement de celui de la déesse phénicienne Tanith, la ville antique de Tynes, ou de la racine berbère ens, signifiant « s’allonger ».

Zambie
Du nom du fleuve Zambèze, qui coule dans l’est du pays et forme la frontière avec le Zimbabwe.

Zimbabwe
Modification du shona Dzimba-dze-mabwe, signifiant « maisons de pierres » (dzimba étant le pluriel de imba, « maison », et mabwe étant le pluriel de bwe, « pierre »), en référence aux murs de pierre de l’ancien empire marchand du Grand Zimbabwe.